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Catégorie: Voyages

Boire comme en Provence

Alcools et culture alcoolisée de la Provence

Quand on pense à la Provence, on imagine la mer, le soleil, les vacances…mais aussi la pétanque (une institution) et l’apéro (en v’là une autre)! Il faut savoir que la tradition alcoolique est très ancienne dans cette région, et sous l'apparente simplicité de l'offre, se cachent des trésors. Comment boire comme en Provence ? On te présente les us et coutumes alcooliques de la région française de la Provence. La Provence ne produit peut-être pas les plus grands crus, mais elle offre une surprenante variété de produits viticoles savoureux, frais et dont la qualité ne cesse d'augmenter. C’est l’occasion d’en essayer plusieurs, à commencer par les grands classiques provençaux. J'ai donc consulté mon ami français Tristan (qui a terminé sa formation de l'ITHQ et qui refuse difficilement un verre) pour me guider dans la découverte de la région et ses coutumes alcoolisées. En Provence, on boit quoi particulièrement ? : du vin rosé, du pastis et de la bière. En Provence, on boit comment ? : les pieds dans l’eau, à l’ombre et avec une main libre pour lancer les boules de pétanque. En mangeant et à l’apéro en bonne compagnie. En Provence, on trinque comment ? : « Santé » ou « À la tienne"

1. Le vin rosé

Les Provençaux, comme tous les Français, sont de bons vivants et, ô grande surprise, sont de grands amateurs de vin, particulièrement du rosé. La Provence est d’ailleurs le plus gros producteur de rosé au monde (+ de 40% de la production française, 5.7% de la production mondiale) Pour ta culture : Pour bien paraître et flatter l'égo des Provençaux, tu dois savoir que le vin existe en Provence depuis plus de 2000 ans. C'est donc l'une des plus anciennes régions viticoles de France. Il faut savoir que le vin rosé est en réalité fait avec des raisins rouges...qui font du jus blanc! Les premiers vins, et là on parle du 2e siècle avant J-C., étaient tous de couleur rosée (variant d'un rose foncé à un rose très pâle), car on ne maitrisait pas bien les techniques de vinification. Aujourd'hui par contre, l'obtention d'une belle couleur rosée est très volontaire et elle requiert tout un art que les Provençaux maitrisent à merveille.   Il y a 2 façons de faire du rosé en France - et en Europe, directive européenne oblige:
  1. Par pression: les raisins sont pressés directement après la récolte, puis on fait macérer le jus dans la cuve. Le faible temps de contact avec la peau du raisin aura suffi à colorer légèrement le jus, lui donnant une teinte rose pâle.
  2. Par saignée: on met les raisins dans la cuve et on commence la macération avec les peaux, comme pour le vin rouge. Au bout d'un moment, le viticulteur soutire une partie du jus. De fait, le jus reste plus longtemps au contact des peaux et se colore plus intensément.
  TRISTAN TE SUGGÈRE: Le Roseline: environ 14,80$ Un rosé provençal dans la plus pure tradition, bien fait, avec des saveurs intenses de fruits rouges, voire de petit bonbon. À boire bien frais avec des salades, des bouchées froides. Le Pétale de rose: 20,60$ Comme son nom l'indique, un rosé délicat, subtil. Des arômes floraux en plus du fruit, aérien. On dirait presque un vin blanc. Un rosé gastronomique, idéal pour des accords mets-vin originaux comme des sushis, des plats de viande blanche. Note : Tu as peut-être remarqué qu’il y a une différence de couleur entre les 2 vins. On a volontairement laissé le vin macérer un peu plus longtemps avec la peau des raisins rouges dans le Roseline pour qu’il soit plus foncé et que ça influence son goût.

2. La bière La Cagole

La bière la Cagole est une bière a vu le jour à Marseille en 2003. Son nom fait référence au terme régional « cagole », qui désigne de manière familière et péjorative une femme qui se fait remarquer par son attitude peu discrète, son langage vulgaire et tenue vestimentaire affriolante… Autrement dit, c’est une CHARRUE ! Elle ne se trouve pas au Québec malheureusement, mais c'est un must lors d'un passage à Marseille.

TRISTAN TE SUGGÈRE

La Cagole, une blonde de type Pilsner. C’est une bière très peu amère et légère avec un léger arôme de miel. Elle est parfaite pour un après-midi au soleil dans les Calanques. Tu trouveras La Cagole dans tous les bars de Marseille (et là, je parle de la bière, pas de la charrue…quoi que…).  

À VISITER À MARSEILLE

En plein coeur du quartier du Panier se trouve le Bazar de César, lieu emblématique où la Cagole a été brassée pour la 1re fois (encore là, je parle de la bière et non pas de la charrue). Dans cette micro-brasserie/boutique, tu pourras trouver des produits dérivés et déguster la Cagole (sérieux, ça s’en vient déplacé…)

Bazar de César 4 Montée des Accoules, 13002 Marseille, France

 

3. Le pastis

Bon, je sais que le goût d’anis et de réglisse noir n’est pas le favori des Québécois. Peut-être que ça leur rappelle des vieux bonbons de grand-mère ou une brosse faite en catimini avec une bouteille de Sambuca volée à leurs parents !? Va savoir… Ceci dit, le goût du pastis est beaucoup plus doux et moins sucré que la Sambuca. Il mérite vraiment d’être apprivoisé. Dans tous les cas, en Provence, le pastis fait fureur. C’est sans l’ombre d’un doute, qu’on peut affirmer que c’est leur boisson fétiche. Les Marseillais, l’appelle, « pastaga », « p’tit jaune » ou le « jaunard". TRISTAN TE SUGGÈRE Le Prado - 16,70$ : C’est le plus doux et le moins cher. Il est parfait pour les novices qui veulent s’initier au pastis. Le Ricard - 27,25$ : Le grand classique incontournable. Le Henri Bardouin - 38,00$ : Pour les grands amateurs de pastis, le Henri Bardouin est plus raffiné et son goût plus recherché. Mais de grâce, mets pas du Coca Cola dans ton Henri Bardouin ! On le consomme à l’apéro, dilué avec de l’eau bien fraiche et surtout sans glaçons selon la recette traditionnelle.  Bon, ce point semble être un sujet de discorde entre mes amis français consultés. En effet, je me suis souvent fait servir le pastis avec des glaçons même en Provence. Alors, statuons pour "glaçons au goût".

Les recettes traditionnelles de pastis:

La version traditionnelle: Une part de pastis pour 7 parts d’eau froide. Les verres traditionnels de pastis indiquent habituellement d’une ligne la quantité de pastis requise pour le verre. La piscine : Une version plus diluée de la version traditionnelle, donc facilement un 9-10 parts d’eau pour une part de pastis. Le flanc: Une version plus forte que la version traditionnelle, on parle alors de 3 ou 4 parts d’eau pour une part de pastis.

Les variantes du pastis :

Une « tomate » : 1 part de pastis, 7 parts d’eau et 1 part de sirop de grenadine Un « perroquet » : 1 part de pastis, 7 parts d’eau et 1 part de sirop de menthe. Une « Mauresque » :1 part de pastis, 7 parts d’eau et 1 part de sirop d’orgeat (sirop d’amande) Nos recherches nous ont aussi fait découvrir ces variantes…très discutables et peu buvables personnellement : Le « lama hurlant »: 1 part de pastis, 7 parts d’eau, 1 part de limoncello et quelques gouttes de Tabasco Le « mazout » : 1 part de pastis, 7 parts d’eau et 1 part de Coca-Cola Nous avons testé toutes ces variantes, visionne ce vidéo pour voir nos réactions. https://youtu.be/L1ZO-jDP3w4 À LA TIENNE ! Crédit photo couverture : Marie-Hélène Brault Article réalisé en collaboration avec le fin connaisseur Tristan Oertli.abc

Pêche à mains nues et retour aux sources à Kanatha-Aki

Dormir dans un refuge sans électricité au sommet de la montagne et pêcher à mains nues

T'es écoeuré du métro-boulot-dodo pis t'as envie de faire une activité originale pour faire changement ? Tu veux un break de la ville et tu feel pour un retour à la simplicité sans ton téléphone sans être rivé à ton écran de téléphone ? Pack tes gréements, décolle pour Val-des-Lacs et profite d'un retour à la nature et à la simplicité. Au menu: hébergement insolite, pêche à la main et nature à perte de vue. [caption id="attachment_4555" align="aligncenter" width="1024"] Vue depuis le refuge au sommet de la montagne - Crédit photo : Marie-Hélène Brault[/caption]

Activités en nature en toutes saisons pour tous les niveaux de confort

Kanatha-Aki, signifie «gardien de la terre sans frontière» en algonquin et le centre d'activités nature des Laurentides porte bien son nom, car ce sont des hectares de nature qui t'attendent là bas. On te propose des activités, été comme hiver, autant pour les novices qui apprivoisent la nature que pour les plus fervents habitués de la vie de bois. Pour les plus douillets : Une visite du parc des bisons, un massage, un repas traditionnel et la découverte des traditions et légendes amérindiennes. Pour les plus aventuriers: De l'équitation, une descente dans les hauteurs sur un parcours de 18 tyroliennes, de la pêche à la truite à la main et une nuit dans un de leurs hébergements insolites rustiques (le tipi, la cabane du trappeur et le refuge au sommet de la montagne). Pour les vrais de vrais : des cours des survies sur mesure incluant l'option de te faire domper en hélicoptère à 20km de la base avec un canif et 2 allumettes 😳…quand je vous dis vrais de vrais... je veux dire VRAIS DE VRAIS. #TrueStory J'ai testé quelques-unes des activités, mais rassurez-vous j'ai pas opté pour la survie extrême avec un Q-tip. J'aime bien le camping, mais je tiens à mon oreiller et à mon liquide à lentilles cornéennes...sans ces dernières biens propres, je ne survis pas 5 minutes. [fin de l'aparté] Compte rendu de mon retour aux sources :

1- Nuitée dans le refuge du sommet de la montagne

[caption id="attachment_4553" align="aligncenter" width="576"] Le refuge - Crédit photo : Marie-Hélène Brault[/caption] Situé au sommet de la montagne avec vue panoramique, les couchers de soleil sont mémorables et l'observation des étoiles est à couper le souffle. Le chalet situé en pleine nature, à 45 minutes de marche (en montant) depuis le stationnement pour te garantir d'avoir la sainte paix. Le refuge peut accueillir jusqu'à 6 personnes et il est bien isolé donc sans crainte pour les plus frileux. Bien que j'aie expérimenté l'endroit par une chaude nuit d'été, le poêle à bois est largement suffisant pour bien chauffer la place en hiver. Pour les dodos, on y retrouve 1 lit superposé avec 2 matelas simples et 1 mezzanine avec 1 matelas double et 2 matelas simples. Du bois, un jerricane d'eau potable, quelques chandelles et un éclairage solaire minimal sont inclus sur les lieux. #cabinlife [caption id="attachment_4552" align="aligncenter" width="1024"] Le refuge - Crédit photo : Marie-Hélène Brault[/caption] [caption id="attachment_4559" align="aligncenter" width="1024"] La nuit au refuge - Crédit photo : Marie-Hélène Brault[/caption] On apporte quoi :
  • un sleeping pour les nuits très fraiches (mais avec un feu dans le poêle, un simple drap ou couverture mince peut largement suffire... et encore...)
  • un oreiller de camping
  • une lampe de poche
  • du papier de toilette et le strict minimum pour une hygiène de base
  • un lunch simple ou de la nourriture sèche (il y a une bouilloire sur place)
  • du thé ou du café instantané
  • tes instruments de musique
  • un jeu de cartes ou des petits jeux de société ou un livre
  PS. Il y a une toilette sèche au sommet, mais il n'y a pas de douche ni au refuge ni à la base. Le refuge du sommet Environ 65$ pour une occupation double + 15$ par personne additionnelle [caption id="attachment_4551" align="aligncenter" width="1024"] Le refuge - Crédit photo : Marie-Hélène Brault[/caption]

2- Pêche à la truite à mains nues

Quand tes ancêtres avaient un p'tit creux, ils n'avaient pas d'autre choix que d'attraper leur souper. Dire qu'aujourd'hui on trouve pénible d'aller à l'épicerie...😒Dans les petits bassins d'un joli ruisseau à torrents sont retenues quelques truites juste pour toi. Sous les bons conseils d'un guide, apprends cette technique de pêche ancestrale et prévoit de te faire mouiller le toupette un ti peu.

Il est aussi possible de prendre un forfait pour apprendre à cuisiner ta prise en pleine forêt. Renseigne-toi auprès des guides pour en savoir plus.

Pêche à la truite à mains nues 1 heure - 20$

[caption id="attachment_4565" align="aligncenter" width="1024"] Crédit photo : Marc-Antoine Leclerc[/caption] [caption id="attachment_4566" align="aligncenter" width="1024"] Crédit photo : Marc-Antoine Leclerc[/caption]

3- Descentes en Tyrolienne

Redescends le torrent avec 18 Tyroliennes juchées dans les arbres. Environ 1h pour l'équipement, la remontée, des consignes et la pratique. 40 à 60 minutes pour redescendre. Yé !

Tyroliennes Casque, gants et harnais fournis Environ 45$ (ou 65$ en forfait avec la pêche à la main)

     

4- Visite des bisons

[caption id="attachment_4571" align="aligncenter" width="1024"] Crédit photo : Marie-Hélène Brault[/caption]

Au passage, une visite des bisons s'impose. Un privilège unique te permettant de faire la rencontre du plus grand mammifère terrestre nord-américain : le bison des bois «Athabascae». Ce survivant de la préhistoire a su traverser l'ère glaciaire et a joué un rôle fondamental dans la survie de l'homme sur la planète. Il s'agit de la seule réserve de bisons des bois au Québec et elle a pour objectif de protéger l'espèce menacée d'extinction. À l'appel du guide, le troupeau fait son arrivée avec la femelle alpha en tête de peloton. Tu assisteras au repas de 14h des bisons et avec un peu de chance tu pourras enfourner ta main la la toison VRAIMENT épaisse du mâle alpha, le seul qui a le privilège de se faire flatter le toupette.

Visites des bisons 15$

  [caption id="attachment_4573" align="aligncenter" width="1024"] Crédit photo : Marie-Hélène Brault[/caption] Kanatha-Aki 90 minutes de Montréal 11, Chemin Lac Orignal Val des Lacs, Québec       Crédit photo en couverture : Marie-Hélène Brault Banc d’essai: Merci Kanatha-Aki et Tourisme Laurentides de m’avoir permis de visiter les lieux. ICI ╳ AROUND approche généralement elle-même ses partenaires, et dans tous les cas, garde le choix de l’angle rédactionnel de ses contenus. ICI ╳ AROUND ne collabore qu’avec les marques qui rejoignent sa ligne éditoriale et les goûts et préférences de son éditrice. Politique éditorialeabc

Playlist Cape Hatteras

Sélection musicale inspirée de cette île sablonneuse et venteuse de la Caroline du Nord

J'ai enfin fait ma première visite à Cape Hatteras ce printemps, cet incontournable pour les kitesurfers québécois (et d'ailleurs). Cette playlist aux notes alternatives et folk avec quelques morceaux blues et rock des années 60 et 70 se prête facilement à la longue route à faire entre Montréal et le cap (15 heures). Elle s'écouterait aussi très bien sur l'eau, les cheveux au vent☀⛵🌊. Elle s'inspire du vent et de la vibe "surfeur-relaxe-amicale-et-un-peu-sketch" de la région insulaire.🏄‍♂️🏄🏻‍♀️ Enjoy ! Pssssst, télécharge gratuitement l’application de Spotify pour écouter la playlist. Pas besoin de t’abonner. Toutes les playlists de Ici x Around abc

Comment ne rien faire au Chili

Ma cabane au Chili - Petite histoire d’une escale-farniente

Tu as envie de prendre un break d’excursions et de tours guidés ? De te perdre dans un village? D’être indécis(e) entre l’idée d’écouter une télé-réalité américaine cheap, de mariner dans un jacuzzi ou d’aller t’enfiler une couple de bières sur une terrasse au bord d’une rivière? Voici des suggestions pour faire une pause et ne rien faire au Chili. Direction Rapel, pueblo à 150 km de Santiago de Chile. La place est tout à fait accessible en bus (30$ pour un aller-retour en semi-cama à partir de Santiago, avec plusieurs départs chaque jour), mais je te conseille tout de suite d’amener un cell muni de son réseau pour le trajet : un chauffeur qui ne dit pas les noms des villes et qui n’arrête dans ladite ville que si on lui demande en personne, c’est pas mal un peu tannant. [caption id="attachment_4066" align="alignnone" width="1024"] Crédit photo : Merryl B. Lavoie[/caption] Une fois descendu(e) de l’autobus au bon endroit (remercie ton voisin de siège qui, lui, a son GPS), tu constateras par toi-même que l’action n’est pas au rendez-vous. Mais comme c’est exactement ça que tu veux, go ! Ton ultime arrêt : les Cabañas Rio Rapel. À savoir : l’adresse est sin numero. Donc, tu dois marcher la route de long en large et deviner quelle porte est celle de l’hôtel. C’est comme un petit jeu tsé. 😒 [caption id="attachment_4068" align="alignnone" width="1024"] Crédit photo : Merryl B. Lavoie[/caption] Pour un p’tit 75$/nuit, tu as une cabaña luxueuse avec cuisinette, lit double ultra confortable, le câble (allô Project Runway Teens !) et, pièce de résistance, un bain-tourbillon sur ta galerie privée. Alors, garroche-toi au plus vite dans ta cabane ! [caption id="attachment_4071" align="alignnone" width="1024"] Crédit photo : Merryl B. Lavoie[/caption] [caption id="attachment_4067" align="alignnone" width="1024"] Crédit photo : Merryl B. Lavoie[/caption] Une fois que tu as bien profité de ton jacuzzi et de la piscine de la place, tu pourrais aller faire un petit tour à la plage de Matanzas, située à 20 km de Rapel. Pour t’y rendre, tu dois prendre un bus, dont l’horaire m’est encore à ce jour un mystère : demande à la propriétaire des Cabañas ou à un commerçant du coin de t’aider. [caption id="attachment_4069" align="alignnone" width="1024"] Crédit photo : Merryl B. Lavoie[/caption] Ou tu pourrais simplement décider d’enfourcher un vélo et d’arpenter les routes de terre du village. Tu irais prendre l’air aux abords du Rio Rapel. Tu sortirais du village et t’enfoncerais dans les terres. Tu prendrais une bière (ou 2 ou 3) sur une modeste terrasse donnant sur le Rio avec des familles en visite. Tu observerais les habitants qui observent les passants (un classique universel), bien installés sur leur balcon. Tu lirais, tu écrirais, tu penserais. Et tu respirerais. Alors? Quelques jours de farniente ultime pendant ton voyage en Amérique du Sud, ça te dit? [caption id="attachment_4070" align="alignnone" width="1024"] Rio Rapel - Crédit photo : Merryl B. Lavoie[/caption]
Gabriel Silva Sin Numero, Navidad, Rapel
À 150 km de Santiago de Chile
Environ 75$/nuit
 
Si tu veux voyager en bus pendant ton périple au Chili, Recorrido est LA ressource pour réserver ton billet au meilleur prix possible. Un gros plus : éviter la réservation sur place auprès d’un commis qui, bien que très gentil, ne comprend pas pantoute très bien pas ton espagnol approximatif.
Crédit photo couverture : Merryl B. Lavoieabc

5 activités hivernales dans le Centre-du-Québec

Profite de l'hiver en allant jouer dehors

Si on s'habille chaudement, il fait #PasFretteAuQc. Alors, va jouer dehors au grand air ! Voici 5 activités à faire en hiver pour découvrir ou redécouvrir la région des canneberges sous la neige. La charmante région du Centre-du-Québec mérite d'être plus connue. Située sur la rive sud du Saint-Laurent (en face de Trois-Rivières) à environ 1h30 de Montréal. Ses magnifiques paysages agricoles font place à des petites montagnes plus au sud. Dans le cadre du Défi Hiver présenté par La Cordée, j'ai été invitée à découvrir la région en compagnie de Pascale du blogue Scouich. 5 activités pour se rosir les joues, des trucs pour pas avoir frette, des suggestions d'endroits pour dormir et manger sur la route et même une playlist musicale pour la ride. Kessé tu veux de plus ? Itinéraire Google à la fin de l'article [caption id="attachment_3917" align="alignnone" width="1024"] Les grands prés enneigés du Centre-du-Québec. Crédits photo : Marie-Hélène Brault[/caption] [caption id="attachment_3918" align="alignnone" width="1024"] Route 161. Crédits photo : Marie-Hélène Brault[/caption]

1- Patinage en forêt

L'Érable Rouge est une érablière et une safranière qui propose aussi un circuit glacé en forêt. 5 km pour ciseler la glace avec vos patins. Il est possible de louer des patins sur place ou de faire aiguiser tes patins (réserve à l'avance pour louer les grandes tailles pour hommes). L'endroit propose aussi un petit sentier à faire en raquettes ou à pied. Tu peux apporter ton p'tit lunch, utiliser les micro-ondes et manger dans la salle à manger. Pourquoi pas terminer ta journée devant le feu extérieur ou intérieur en sirotant une boisson chaude ou un en-cas préparé sur place au casse-croute ? ❤ Érable Rouge, 3324, route 161, Saint-Valère (Québec) Environ 11$ par adulte pour la journée [caption id="attachment_3933" align="alignnone" width="1024"] Sentiers glacés à l'Érable Rouge. Crédits photo : Pascale Langlois[/caption] [caption id="attachment_3934" align="alignnone" width="1024"] Patinage en forêt à l'Érable Rouge. Crédits photo : Marie-Hélène Brault[/caption]

2- Spa, sauna et bains thermaux extérieurs

C'est pas parce qu'il fait frette que tu ne peux pas sortir dehors en maillot. Il faut juste rester dans le sauna ou le spa et ne pas oublier ta tuque. C'est relaxant et le contraste chaud-froid te laisse la peau super douce. Si tu as le courage, essaie le bain glacial tout près du point de congélation. Pour un défi contre Pascale, j'y suis restée 44 secondes. Un record selon les propriétaires. Essaie de me battre pour voir. 💪🏻 Manoir du lac William, 3180, rue Principale, St-Ferdinand, Québec Spa à partir de 38$-48$ environ. [caption id="attachment_3937" align="alignnone" width="1024"] Bains thermaux au Manoir du lac William. Crédits photo : Marie-Hélène Brault[/caption]

3- Rallye de raquettes en sentiers

Toujours au Manoir du lac William, tu peux profiter d'un sentier en montagne de 2,2km à faire à pied ou en raquettes. Demande à l'accueil de participer au rallye, 30 questions générales réparties dans le circuit. Ça se fait bien en famille, mais les questions sont aussi assez ardues pour challenger les adultes. En moyenne, le rallye se fait en 60 minutes, mais lance-toi le défi de le faire sous forme de course en compétitionnant avec tes amis. Pascale et moi, on l'a fait en 22 minutes. Pour amener ça à un autre niveau, fais-le après un verre ou deux 😏. Manoir du lac William, 3180, rue Principale, St-Ferdinand, Québec
 

4- Randonnée en traineau à chiens

C'était ma 2e expérience de traineau à chiens et franchement on ne se tanne pas. À 2 par traineau, un conducteur et un passage, on peut changer les rôles à mi-chemin. On est accompagné d'un guide qui ouvre le chemin. C'est un peu plus complexe que ça en à l'air, mais c'est tout à fait accessible. Habille-toi chaudement surtout pour le bout où tu seras passager, car c'est surprenant la vitesse à laquelle on va et ce n’est pas chaud chaud. C'est le genre d'occasion pour sortir les chauffe-orteils et chauffe-mains. Randonnée Micklà, 320 route 116 ouest, Plessisville, Québec À partir de 65$ environ par adulte [caption id="attachment_3938" align="alignnone" width="1024"] Randonnée Micklà. Crédits photo : Marie-Hélène Brault[/caption] [caption id="attachment_3939" align="alignnone" width="1024"] Randonnée en traineau à chien au coucher de soleil. Crédits photo : Marie-Hélène Brault[/caption] [caption id="attachment_3945" align="alignnone" width="1024"] Coucher de soleil en traineau à chien à Plessiville. Crédits photo: Marie-Hélène Brault[/caption]

5- Fatbike hivernal

Je fais déjà du vélo de montagne depuis quelques années, mais je n'avais jamais essayé le fatbike. Apparemment que l'expérience est un peu différente sur neige que sur terre alors je me prononcerai seulement sur mon expérience hivernale. Le premier avantage du fatbike est bien sûr de pouvoir profiter des pistes même en plein hiver. C'est beaucoup plus smooth que le vélo de montagne. On a l'impression de rouler sur une balloune un peu molle. C'est moins réactif que le vélo de montagne, mais ça te donne une impression euphorisante de flotter sur un nuage. Le paysage blanc amplifie le feeling. C'est au Parc de la Rivière Gentilly que j'ai pu expérimenter le sport. Il existe plusieurs pistes de tous niveaux. Il est possible de faire une première piste familiale de 20 minutes pour tester un peu et après se lancer dans les pistes plus avancées. Je recommande de trainer un sac à dos avec de l'eau, des collations et même un lunch, car certaines pistes sont assez longues. Le sac pourra aussi être utile pour enlever une couche de vêtement. Car certaines remontées sont suffisantes pour te faire suer du toupette. Parc de la rivière Gentilly, Sainte-Marie-de-Blandford, Québec. (Mets cette adresse fictive dans ton gps pour trouver facilement l'endroit : 50, Route des Flamants, Sainte-Marie-de-Blandford) Location de fatbike 10$ de l'heure environ [caption id="attachment_3922" align="alignnone" width="768"] Fatbike au Parc de la rivière Gentilly. Crédits photo : Marie-Hélène Brault[/caption] [caption id="attachment_3921" align="alignnone" width="768"] Sentier de fatbike. Crédits photo : Marie-Hélène Brault[/caption]

L'hiver au Centre-du-Québec en vidéo

Pour faire dodo

Hôtel le Victorin à Victoriaville. Manoir du Lac William : Pour dormir, mais aussi pour son excellent restaurant gastronomique. Pour en savoir plus, Pascale a écrit un bel article détaillé sur le manoir.

Sur le chemin

Galoto : Idéal pour s'arrêter luncher en route. C'est une boulangerie qui prépare quotidiennement une variété de pains du jour. Mention spéciale pour le duo repas, sandwich et soupe maison. 🤤 Maison de Bibi : Délices du terroir, déjeuner, brunch, café, bière et vin. J'ai eu l'occasion de goûter à leurs muffins aux petits fruits et chocolat et aux scones aux canneberges et orange...ouf méga miam ! Ô Quai des Brasseurs : The spot pour finir ta journée au grand air avec une bière de microbrasserie. Directement devant le fleuve la vue est superbe. J'ai particulièrement aimé la bière IPA aux reflets orangés. [caption id="attachment_3929" align="alignnone" width="683"] Bière IPA Ô Quai des brasseurs, Bécancour. Crédits photo: Marie-Hélène Brault[/caption] [caption id="attachment_3926" align="alignnone" width="683"] Ô Quai des brasseurs, Bécancour. Crédits photo: Marie-Hélène Brault[/caption]

POUR PAS AVOIR FRETTE

Pour toutes activités sportives extérieures en hiver, le truc, c'est le multicouche. Superpose plusieurs couches et ajuste-les selon les moments de la journée et les activités. Sous mon manteau de ski qui est assez mince, je portais un rashguard en synthétique (j'aime bien avoir des vêtements multifonctions) avec un hoodie et/ou ce fin manteau hybride noir (isolé au corps avec des manches plus minces et extensibles, parfait pour porter sous un autre manteau). Pour tout savoir sur la région du Centre-du-Québec

Itinéraire Google

Ouvrir ce parcours dans Google Maps

Crédits photo couverture : Pascale Langlois Article commandité: ICI ╳ AROUND se garde le choix de l’angle rédactionnel de ses contenus. ICI ╳ AROUND ne collabore qu’avec les marques et organisations qui rejoignent sa ligne éditoriale et les goûts et préférences de son éditrice. Politique éditorialeabc

On the folk side of the road – South USA

Musique folk pour prendre la route sous le soleil

Un peu de musique pour ton prochain roadtrip sur les routes du sud des États-Unis

Cette playlist se veut un passe-partout pour les roadtrips "on the countryside". Guitare, banjo, violon, etc... bref, du bon folk! Actuelle, nuancée et diversifiée, cette playlist met en valeur des artistes qui proviennent de partout dans le monde. On peut facilement s'imaginer sous le soleil sur une magnifique route de campagne en l'écoutant. Enjoy! Pssssst, télécharge gratuitement l'application de Spotify pour écouter la playlist. Pas besoin de t'abonner. abc

Écouter comme au Portugal

Musique douce et classique, parfaite pour un souper

Plonge ou replonge toi dans l’ambiance du Portugal avec cette playlist de musique traditionnelle portugaise.
 
Le fado, signifie littéralement « destin », est une musique traditionnelle du Portugal qui chante la saudade (nostalgie d’une chose perdue ou jamais obtenue). Bien qu’il s’agisse de musique traditionnelle, elle est encore très populaire et appréciée particulièrement à Lisbonne. Elle a tout de même évolué au cours des dernières 150 dernières années, mais les Lisboètes perpétuent cette tradition dans les petits cafés et restaurants. Dans le style classique et très doux, la musique fado se prête parfaitement comme musique d’ambiance pour un souper ou pour les jours de pluie. Autant chanté par des hommes que par des femmes, la chanteuse (ou chanteur) est toujours accompagnée d’une guitare et d’une guitare acoustique espagnole.
 
Pssssst, télécharge gratuitement l'application de Spotify pour écouter la playlist. Pas besoin de t'abonner.
 
Toutes les femmes fadista portent le châle noir en mémoire de la première grande fadista, Maria Severa (1820-1846). Sa vie scandaleuse et sa mort prématurée ont marqué et inspiré le fado et nombreux poèmes et romans.
  [caption id="attachment_2974" align="alignleft" width="300"] Restaurant Marquez da Sé - Lisbonne, Portugal[/caption]abc

Plaisirs d’automne en photos

Les paysages automnales uniques de l'Amérique du Nord

Ça en surprend plusieurs, mais ma saison préférée c'est l'automne. Le ciel est d'un bleu plus affirmé, le soleil chaud côtoie la fraicheur d'une petite brise ou des grands vents qui font le bonheur des kitesurfers. Les jours ne ressemblent pas; parfois les journées sont encore chaudes sans être accablantes. D'autres fois, les jours sont plus frisquets et nous obligent à changer de garde-robe. La luminosité sans pareil de cette saison à de quoi réjouir tous les photographes. Une période qui passe vite et dont il faut profiter au max, sur terre et sur l'eau... oui, oui, fait pas la p'tite nature! Comme le dit si bien STND UP: c'est la " Wetsuit season". Photo reportage ! L'automne dans toute sa splendeur à Montréal, dans les Laurentides, dans les Cantons de l'Est et au Vermont.

Région des Laurentides > Québec > Canada

La région montagneuse située sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent, vis-à-vis les îles de Laval et de Montréal, a été majoritairement colonisée par des défricheurs et des agriculteurs canadiens-français. Elle comprend  les Basses-Laurentides (plus urbanisées), le Coeur-des-Laurentides (à 1h de Montréal) et les hautes Laurentides (plus forestier et moins populeux). [caption id="attachment_2590" align="alignnone" width="1024"]Version 2 Les hydrangées à l'automne - St-Hippolyte, Lac L'Achigan, Québec. Crédit photo - Marie-Hélène Brault[/caption] [caption id="attachment_2584" align="alignnone" width="1024"]Version 2 St-Hippolyte, Lac L'Achigan, Québec Crédit photo - Marie-Hélène Brault[/caption] [caption id="attachment_2579" align="alignnone" width="1024"]Version 2 St-Hippolyte, Lac L'Achigan, Québec Crédit photo - Marie-Hélène Brault[/caption] Version 2 Version 2 [caption id="attachment_2575" align="alignnone" width="1024"]Version 2 St-Hippolyte, Lac L'Achigan, Québec Crédit photo - Marie-Hélène Brault[/caption] Sur l'eau avec la gang de STND UP. [caption id="attachment_2641" align="alignnone" width="1024"]Lac des Deux-Montagnes, Vaudreuil-Dorion, Basses Laurentides. Crédit photo: STND UP - Alex Godbout-Simard Lac des Deux-Montagnes, Vaudreuil-Dorion, Basses Laurentides.
Crédit photo: STND UP - Alex Godbout-Simard[/caption] [caption id="attachment_2639" align="alignnone" width="1024"]Lac des Deux-Montagnes, Vaudreuil-Dorion, Basses Laurentides. Crédit photo: STND UP - Alex Godbout-Simard Lac des Deux-Montagnes, Vaudreuil-Dorion, Basses Laurentides.
Crédit photo: STND UP - Alex Godbout-Simard[/caption] [caption id="attachment_2643" align="alignnone" width="819"] L'Anse à l'orme, Lac des Deux-Montagnes, Vaudreuil-Dorion, Basses Laurentides. Crédit photo: STND UP[/caption]

Montréal > Québec > Canada

Sur la montagne du Mont-Royal, en plein coeur de l'île de Montréal, les couleurs peuvent habituellement être contemplées sur une plus longue période qu'à la campagne. On peut gravir le Mont-Royal à pied ou à vélo (sous certaines conditions). [caption id="attachment_2609" align="alignnone" width="1024"]dscn2892 La montagne du Mont-Royal, Montréal, Québec Crédit photo - Marie-Hélène Brault[/caption] [caption id="attachment_2610" align="alignnone" width="768"]dscn2893 La montagne du Mont-Royal, Montréal, Québec Crédit photo - Marie-Hélène Brault[/caption] [caption id="attachment_2611" align="alignnone" width="1024"]img_4892 La montagne du Mont-Royal, Montréal, Québec Crédit photo - Marie-Hélène Brault[/caption] [caption id="attachment_2633" align="alignnone" width="768"]dscn3298 Les rues du Plateau Mont-Royal. Montréal, Québec. Crédit photo - Marie-Hélène Brault[/caption] [caption id="attachment_2634" align="alignnone" width="768"]Version 2 Les rues du Plateau Mont-Royal, Montréal, Québec. Crédit photo - Marie-Hélène Brault[/caption]

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[caption id="attachment_2635" align="alignnone" width="1024"]Version 2 Les rues du Plateau Mont-Royal, Montréal, Québec. Crédit photo - Marie-Hélène Brault[/caption] [caption id="attachment_2645" align="alignnone" width="1024"]Version 2 Les rues du Plateau Mont-Royal, Montréal, Québec. Crédit photo - Marie-Hélène Brault[/caption] [caption id="attachment_2646" align="alignnone" width="683"]Version 2 Les rues du Plateau Mont-Royal, Montréal, Québec. Crédit photo - Marie-Hélène Brault[/caption]

Bromont > Cantons de l'Est > Québec

Située à environ 1h au sud de Montréal, le long de la frontière américaine, la région essentiellement agricole, portait originalement le nom anglais « Eastern Townships ». Parmi son relief beaucoup plus plat que celui des Laurentides, poussent, ici et là, quelques montagnes notables, dont celle de Bromont.   [caption id="attachment_2612" align="alignnone" width="1024"]Version 2 Mont Bromont, Cantons de l'Est, Québec. Crédit photo - Marie-Hélène Brault[/caption] [caption id="attachment_2613" align="alignnone" width="1024"]Version 2 Mont Bromont, Cantons de l'Est, Québec Crédit photo - Marie-Hélène Brault[/caption]

Lac Champlain, Vermont, États-Unis

Le lac Champlain est partagé en partie sur le territoire canadien et d'autre part dans l'état du Vermont aux États-Unis. L'immense lac aux airs marins fait le bonheur des plaisanciers assoiffés de vent. Dans certaines baies, on y retrouve des kitesurfers jusqu'en novembre et même parfois décembre - pour les vrais cinglés mordus ;). [caption id="attachment_2614" align="alignnone" width="1024"]Version 2 Lac Champlain, Vermont, USA Crédit photo - Marie-Hélène Brault[/caption] [caption id="attachment_2616" align="alignnone" width="1024"]Version 2 Lac Champlain, Vermont, USA Crédit photo - Marie-Hélène Brault[/caption] Version 2 Version 2 Version 2
Crédits photos et vidéo : Marie-Hélène Brault

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Tu t’en vas où avec tes skis ?

Récit d'un voyage de ski dans les Alpes françaises - Mesdames et messieurs, nous allons maintenant amorcer notre descente sur Paris. Nous vous demandons de bien vouloir boucler votre ceinture et redresser votre siège. ... 😴 Je relève un coin de mon masque rose, je plisse les yeux et je grimace. J’ai brièvement dormi, mais le « réveil » demeure brutal. Silence complet dans l’avion jusqu’aux crissements des pneus, suivi de l’immanquable pluie d’applaudissements d’une bande de ploucs. 😑 Puis, le passage aux douanes françaises se fait de façon franchement plus rudimentaire qu’aux douanes canadiennes : - Passeport - (étampe) - Merci, au suivant! - …! 🤯 - Quoi ?!! On ne me demande pas combien j’ai de cannes de sirop d’érable dans mon sac ? S’en suit une marche interminable dans le terminal B, puis dans le terminal A, puis à travers le terminal D, puis dans le terminal B… (encore ?) &$@*! Ah oui, j’oubliais : tout ce temps-là, je traine un packsack de 23kg, un bagage à main, un sac à ski et un autre sac avec les bottes de ski et le casque. Finalement, nous trouvons le RER (métro) pour nous rendre à Paris – Montparnasse. Rester coincée dans un tourniquet de métro avec des skis : CHECK! Check. 😒 Et encore check. 😒 Je suis restée pognée dans TOUS les tourniquets. Quel que soit le format. Sys.té.ma.ti.que.ment. J’ai beau tenter de maintenir mes skis à la verticale et surélever mes bagages au-dessus du tourniquet, mais rien n’y fait. Provoquant ainsi un immense bouchon et de nombreux soupirs d’exaspération. À chaque fois, les Parisiens me décochent un regard habituellement réservé aux malades mentaux.😒J’en bave encore plus avec les tourniquets blindés de 2 mètres de haut. Je ne comprends même pas comment une seule personne avec sa sacoche peut y entrer. Enfin, je finis par en venir à bout. Après avoir finalement déposé les bagages chez nos hôtes, le décalage me rentre dedans. Afin de combattre le sommeil, je traine ce qui subsiste de mon corps au château de Versailles. Compte tenu de mon état léthargique, les souvenirs de la visite restent vaporeux. Mon visage était incapable de laisser transparaitre une quelconque émotion. Seul mon cerveau s’exclamait devant la splendeur des pièces. Ooooh. Ouuuuh. Aaah. Puis, non sans difficultés, on passe à travers la journée. C’est enfin le temps de dormir… pour quelques heures. 4h du mat : réveil douloureux et départ pour les Hautes-Alpes. Les 9 heures de voiture nous permettent de dormir à poings fermés sur la banquette arrière, au milieu de tous les bagages, les bottes de ski, le pique-nique et Cléo, le chat. L’excitation monte d’un cran quand on aperçoit les premières montagnes. Ça sent le ski! img_9494 Nous passons la soirée dans une charmante maison en bois à flanc de montagnes. Apéro de pastis et génépi, feu de foyer et parties de Mille Bornes sont au programme de la soirée. Après une bonne nuit de sommeil, la fatigue persiste. Je ramasse les poches sous mes yeux et nous partons pour une première journée de ski. Sachez que les goggles de ski demeurent un des meilleurs cache-cernes qui soient. Risoul, au pied de la montagne, mon amie française s’exclame : - Merde alors, y’a la queue au télésiège! - Heu... tu me niaises? Une trentaine de personnes qui attendent le chairlift, t’appelles ça une file d’attente?!! 🤭 Tu paniquerais un samedi après-midi à Bromont ! La file s’étire jusqu’à la cafétéria et se confond avec la file d’attente des toilettes des filles... Surtout qu’ici, les giga-chairlift, te ramassent 8 personnes dans le temps de le dire et leur vitesse de croisière t’oblige à garder tes goggles tout le long de la remontée.   1850 mètres d’altitude plus tard. IMG_6071 La mâchoire m’en tombe et elle rejoint ainsi les poches de mes yeux. La vue est à couper le souffle. Rien à voir avec nos pistes en couloir bordées d’arbres. Une seule « piste » à perte de vue. Free for all. Je ne sais même plus où aller. Des heures de plaisir. Mais à la fin de la journée, la fatigue me rappelle à l’ordre. En pleine descente, je commence à avoir la vue qui s’embrouille. Le centre de ma vision est victime d’un effet Spirographe.  Ça y est. La folie me guette. Je fais une petite pause. Je me frotte les yeux, mais rien à faire. Il est vraiment temps de rentrer. Le problème c’est qu’ici, ça ne prend pas 56 secondes pour descendre la piste et être en mesure de siroter tranquillement un chocolat chaud. Il faut compter près 1h30 ainsi que 4 remontées de télésiège pour rejoindre le bon stationnement. Au bout de 40 minutes, j’en tremble et ma vision psychédélique me fait chantonner Lucy in the sky with diamond. Pourtant, je continue de sourire comme une abrutie tellement les conditions de ski sont parfaites. Quand on retrouve enfin le stationnement, je suis à l’article de la mort. Je déchausse les skis et je marche péniblement à la recherche de la voiture. Je tiens mes skis et bâtons entrecroisés dans mes bras comme un enfant de 4 ans. Ma démarche chancelante en bottes de ski me donne un air encore plus débile, et je suppose que la trainée de morve n’est pas pour aider. Quand nous finissons enfin par arriver au chalet, je détrône Cléo, le chat, pour me vautrer sur le canapé devant le foyer. Ce soir, la partie de Mille Bornes se fera sans moi. 2 jours plus tard, je me suis remise de mes émotions et mon malaise visuel s’est dissipé. Tant mieux parce que ce matin, nous attaquons La Meige (La Grave). Une montagne colossale de 3600 mètres d’altitude. Du ski non balisé à l’état sauvage. 45 minutes de remontée à l’aide de 2 téléphériques. Du vrai ski, quoi… Avant la montée, notre guide nous remet à tous un émetteur pour nous retrouver en cas d’avalanche. (!) Puis il nous fait enfiler un harnais... Surprise, je m’imagine très mal en train de faire de l’escalade avec des skis. Je me risque donc à demander l’utilité d'un tel équipement. Le charmant guide, du genre hippie des temps modernes, m’explique qu’il y a beaucoup de crevasses cachées sous une fine couche de neige là-haut. - Si par mégarde vous tombez dans l’une d’elles, nous serons en mesure de vous remonter plus facilement…Bon, je n’vous dis pas dans quel état, mais bon…hahaha! 😳 C’est à ce moment précis que tout le sang de mon visage est allé se planquer dans mes pieds. 3200 mètres plus tard, nous descendons du téléphérique et le guide nous explique que la prochaine étape consiste à se faire remorquer par une dameuse (!) pour rejoindre le tire-fesse (un genre de T-bar) qui lui nous permettra d’atteindre le sommet du glacier. Ben coudonc, j’aurais tout essayé... img_6457 Au sommet, le guide nous fait passer sous une corde qui limite un périmètre. Une pancarte me laisse perplexe… img_6462 Mais bon, tout ça pour skier au-dessus des nuages... ça vaut le coup, non ? img_6516 Les descentes sont tellement longues que vers 15h nous avons seulement fait 2 descentes. Pour la dernière descente, nous remontons au sommet mais la dameuse a fini son shift. Nous devons donc marcher pour atteindre le glacier. Le soleil nous accompagne et descend lui aussi.   img_65331 Une dernière descente qui nous prendra 3 heures depuis le sommet jusqu’au pied de la montagne. Les conditions nous obligent à adopter un style de ski agressif. Un simple faux mouvement, pourrait facilement me faire perdre le contrôle et prendre la débarque du siècle. Je ne réalise même pas que les cuisses chauffent et crient à l’aide. Plus on descend, plus la neige se fait rare. Si bien que nous atterrissons dans une marre de boue. Et comme si ce n’était pas suffisant, pour atteindre le stationnement, il faut remonter, à pied et skis à l’épaule, une côte de 40 mètres, abrupte et pavée de glace et de boue. Une rampe de corde rudimentaire nous aide à nous cramponner, mais les bottes de ski sont probablement les chausses les moins adaptées pour la remontée de pente escarpée et glissante. Enfin arrivée, haletante et toute en sueur, je me couche de tout mon long en plein milieu du parking. Maintenant, la seule chose que je veux descendre, c’est une bonne bière froide.
Crédits photos: Marie-Hélène Brault
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