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L’écotourisme et le développement durable de KSL

La philosophie inspirante d’un kitecamp au Sri Lanka

Avec son équipe de développement durable qui s’est donné pour mission de réduire leur empreinte environnementale et d’implanter un mode de vie plus vert dans la région de Kalpitiya au Sri Lanka.

C’est l’histoire d’un Français, Léo Moret, un passionné de kitesurf qui fait la rencontre de Dilsiri Welikala, premier kitesurfeur sri lankais. Ensemble, ils achètent une plantation de cocotiers sur la péninsule de Kalpitiya, bâtissent 4 bungalows et une cuisine et fondent le kitecamp Kitesurfing Lanka (KSL) en 2012. Aujourd’hui KSL peut recevoir près de 60 voyageurs (et bientôt plus) et ils ont aussi ouvert un autre kitecamp un peu plus au Nord : Vayu.

L’histoire pourrait s’arrêter là. Une banale histoire de 2 hommes d’affaires, partis de pas grand-chose pour réussir un beau projet. Cependant, l’impact de leur projet a été plus que bénéfique pour la région. Ils auraient pu s’en tenir aux préceptes capitalistes de la business, mais ils ont décidé de faire autrement.

En 2010, il n’y avait aucun tourisme dans la région de Kalpitiya. Rien. Nada. C’était un simple petit village endormi de pêcheurs. En moins de 10 ans, Léo et Dil ont non seulement réussi à mettre la ville sur la map, mais ils ont aussi à faire une différence pour la société et pour la planète.

« Nous faisons en sorte que notre présence ici, n’ait aucun impact négatif sur l’environnement et nous nous faisons le porteur d’étendard pour développer cette philosophie. »

Réutiliser. Récupérer. Recycler.

Rapidement, KSL s’est imposé un rythme écoresponsable. Ils ont banni les bouteilles d’eau en plastique jetables et remplacé les pailles en plastiques par celles en inox. Tous les déchets sont désormais triés. L’équipe de développement durable travaille à trouver des options pour recycler et étendre ces bonnes pratiques à toute la péninsule.

Les jardins de KSL regorgent de plusieurs sculptures d’art faites d’objets recyclés.

Grand nettoyage de la plage et l’océan

Régulièrement, l’équipe organise des opérations nettoyages sur la plage pour ramasser les nombreux débris provenant malheureusement de la mer. On incite aussi les voyageurs à faire leur part. Un méga bac à recyclage a été fabriqué sur la plage pour favoriser la participation de tous.

Implications sociales et marché local

Léo et Dilsiri ont financé la construction de salles de classe au village et des cours d’anglais et de kitesurf offerts à tous. Nous organisons également des programmes d’informations pour sensibiliser la population locale, particulièrement les générations futures, à l’impact environnemental. Nous espérons ainsi créer un mouvement au Sri Lanka et changer la perception et l’attitude de la population. Pendant trop longtemps, il était acceptable de simplement jeter vos ordures au sol, où que vous soyez, et cela doit changer.

Les repas des kitecamps sont en grande partie faits avec des fruits, des légumes et des fruits de mer produits ou pêchés dans la région. De plus, ils ont impliqué les pêcheurs locaux pour les nombreuses excursions organisées par le kitecamp.

« Nous aurions pu acheter nos propres bateaux, ça aurait même été plus économique. Mais nous croyons à la nécessité d’intégrer la population locale dans notre projet. C’est notre philosophie. »

Une équipe de locaux au sourire généralisé

KSL favorise au maximum l’emploi de personnel de la région. Ceux-ci travaillent dans les conditions équitables et sont même payés plus cher que la moyenne du pays. D’ailleurs leur bonheur et bien-être est flagrant et se transmet dans l’ambiance du camp.

Objectif : zéro émission de carbone

L’équipe a aussi mis en place un programme pour inciter les visiteurs du camp à donner l’équivalent de 2€/par jour/par client. Pour compenser la production de carbone occasionnée par le séjour des voyageurs (avion, voiture, électricité, etc.), les sommes recueillies servent à financer la plantation de mangroves, une plante qui absorbe beaucoup de carbone, en plus de protéger les rives.

Stérilisation et soins des chiens errants

Le problème des chiens errants est très frappant au Sri Lanka, et il y a quelques années, des meutes de chiens agressifs envahissaient la plage devant le camp. KSL s’est donc associé avec une équipe de vétérinaires qui se déplacent 2 ou 3 fois par année avec une clinique mobile pour stériliser, vacciner et soigner les chiens. Le mot s’est passé et maintenant lors du passage de cette clinique au village, les locaux apportent eux-mêmes les animaux en mauvais état pour qu’ils obtiennent des soins. Ça fait une énorme différence.

Vente et ateliers de fabrication de produits personnels écolos

En plus de vendre ses propres savons, crème solaire et autres cosmétiques écoresponsables sur place, KSL offre des ateliers aux voyageurs et aux locaux pour apprendre les rudiments de la fabrication de ses produits.

Finalement, à plus long terme, l’équipe caresse le rêve d’avoir un jour une flotte de tuk-tuk électriques.

Avec toutes ces actions, l’équipe de KSL et Vayu espère participer à un réel changement et une évolution des perceptions non seulement au Sri Lanka, mais aussi partout dans le monde. C’est un véritable modèle dont toute l’industrie du tourisme devrait s’inspirer !


Convaincue que le voyage est d'abord et avant tout un état d'esprit, elle observe, goûte, photographie, écoute et explore en permanence dans le "beat" d'une voyageuse. Que ce soit dans sa ville natale, Montréal, ou partout ailleurs au monde, elle recherche les beautés d'ici et d'ailleurs.

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